contrôle technique pollution

Avec une volonté de réduire les émissions de pollution et d’améliorer la qualité de l’air dans les villes, le gouvernement a modifié le contrôle technique pour y inclure des tests sur les fumées d’échappement. Si vous êtes concerné, voici comment obtenir le sésame.

Des tests antipollution plus stricts lors du contrôle technique

En 2018, le contrôle technique avait déjà été modifié avec l’apparition des défaillances critiques, immobilisant immédiatement le véhicule et la modification de défaillances mineures en majeures, doublant le nombre total de ces dernières. Depuis le premier janvier 2019, la législation s’est encore durcie en ce qui concerne les tests anti pollutions. Le passage du contrôle technique est désormais conditionné par le respect de normes très strictes. Pour ce faire, de nouveaux appareils appelés opacimètres, testent l’émission de particules fines rejetées par les véhicules. Cependant, seules les automobiles roulant au diésel sont concernées.

Ce test va capter la diffusion des particules fines lors de sept accélérations franches et la comparer à la norme euro inscrite sur le véhicule lors de sa sortie d’usine. Celles-ci sont généralement basses puisque c’est un argument de vente indéniable des marques. Concrètement, l’évaluation se base sur deux critères principaux : le premier est le coefficient d’absorption. Cela permet d’appréhender l’épaisseur des fumées d’échappement grâce à un laser. Le coefficient présente un chiffre bas lorsque la fumée est moindre. Ce test est réalisé à trois reprises afin de comparer les mesures. Le deuxième critère est la variation plus ou moins grande entre ces trois mesures. Si cette dernière est supérieure à 0,5, la voiture ne passe pas le contrôle.

Ce défaut fait partie des défaillances majeures. Vous avez donc deux mois après la date du premier contrôle pour régler le problème et passer la contre-visite.
Il est à noter que cette norme euro n’est apparue qu’en 2005 sur les véhicules diesels. Les véhicules produits avant cette date sont donc exemptés du test.

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Pourquoi votre véhicule n’est pas passé au test ?

fumée pollution voiture
Là, dans ce cas, il se peut que votre voiture fasse un peu trop du fumée !

Si vous avez une contre-visite à faire pour des raisons de pollution, c’est qu’il y a trop de fumées qui s’échappent. Plusieurs éléments peuvent être en cause. L’âge de la voiture est généralement un facteur d’aggravation de ces rejets, tout comme son mauvais entretien.

Valeur d’opacité trop importante

Le filtre à particules

Avant toute chose, il faut vérifier le filtre à particule. C’est lui qui doit retenir une grande partie des rejets. S’il a été retiré vous ne pourrez pas passer ce test, de même que s’il est bouché ou encrassé. Avant de passer votre contrôle, vérifiez cet élément.

Dans les cas ou le filtre à particule n’est pas en cause, commencez par vérifier le niveau d’huile. S’il est trop élevé, l’excédent est brulé en encrasse les filtres en plus de créer des particules supplémentaires.

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Le mélange carburant/comburant

Le problème peut également provenir d’un mauvais mélange carburant et air, notamment s’il y a trop de carburant. En premier, la sonde lambda doit être étudiée. Elle dirige la concentration de chaque élément dans le mélange. Un filtre à air encrassé va réduire l’apport d’air et opacifier les fumées. Un souci au niveau de l’injection va quant à elle augmenter l’apport de carburant dans le mélange. Enfin, l’ensemble des capteurs devront être testés si ces propositions n’ont pas aidé à réduire les rejets.

Les autres causes possibles

Parmi les autres parties de la mécanique à vérifier, on retrouve le catalyseur qui peut parfois rendre la fumée plus opaque, les bougies d’allumage qui, lorsqu’elles arrivent en fin de vie, ne permettent plus une combustion efficace, la vanne EGR, le turbo, l’admission d’air, ou encore la segmentation. Toutes ces réparations faites, vous ne devriez plus avoir de soucis à passer le test.

Un écart trop important entre les deux valeurs

Si l’opacité n’est pas constante, il faut rechercher un problème intermittent. Les bougies sont caractéristiques de ce type d’aléa. Avec un allumage inconstant, elles augmentent ou diminuent la combustion et donc les fumées, selon l’accélération. Une sonde lambda qui ne fonctionne plus peut donner des informations variables au moteur et poser ces soucis. Jeter un œil au pot d’échappement afin d’être sûr qu’il ne fuit pas. Enfin, le calculateur peut être en cause.

Comment faire pour réduire la pollution pour le contrôle technique ?

Nous vous avons indiqué une liste de problèmes mécaniques possibles. Dans un premier temps, un bon nettoyage peut s’avérer efficace. En effet, les suies accumulées empêchent le bon fonctionnement du moteur et peuvent être brulées à leur tour, formant de la fumée opaque. Commencez donc par nettoyer les filtres à particule et à air. Ensuite, un décalaminage du moteur à l’hydrogène donnera un coup de neuf sous le capot. Cette opération peut également en partie être réalisée à la maison en faisant un trajet à un régime élevé. Ensuite, procédez par élimination. La sonde lambda est très fréquemment en cause dans les défauts de pollution. Elle est peu chère et constitue un bon point de départ. Les bougies d’allumage peuvent quant à elle être changées facilement à la maison. Si ces actions ne réduisent pas la valeur d’opacité, il faudra alors creuser.

La couleur de la fumée peut vous orienter légèrement. Une fumée noire indique un mélange trop riche en carburant et une combustion imparfaite de celui-ci. Une fumée blanche indique plutôt une arrivée d’eau trop importante. Enfin, une fumée bleue peut indiquer que votre moteur consomme de l’huile. Faites donc vos niveaux régulièrement en notant le niveau d’huile pour voir son évolution.

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