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Ryden : une batterie double carbone moins chère et plus rapide à charger

batterie ryden

La société japonaise Power Japan Plus vient de dévoiler sa technologie de batterie Ryden où l’anode et la cathode sont faites de carbone, ce qui permet notamment d’éviter les surchauffes, d’améliorer les temps de charge et de limiter les variations thermiques pour plus de sécurité.

Plus d’autonomie, une recharge plus rapide, pour un prix plus raisonnable : tel est ce qui manque aujourd’hui (entre autres) aux batteries utilisées dans les véhicules hybrides et électriques. Et c’est essentiellement ce sur quoi portent les recherches entreprises par les spécialistes du domaine, à l’image de Power Japan Plus qui touche peut-être du doigt la solution avec sa technologie Ryden.

Dans cette batterie pour le moment cantonnée à l’état de prototype, l’anode et la cathode ne sont plus composées d’oxyde de métal ou de graphite mais de carbone. Plus exactement d’un dérivé organique du carbone tiré du coton organique et baptisé Carbon Complex, mis au point dans les laboratoires de Power Japan Plus.

Les avantages à densité énergétique égale par rapport à la technologie d’accumulateurs lithium-ion telle qu’on la connaît aujourd’hui sont multiples. Tout d’abord un temps de recharge beaucoup plus rapide puisque divisé par vingt. Ensuite l’absence de véritables variations thermiques pendant la décharge, ce qui n’oblige plus à prévoir de gros système de refroidissement liquide et améliore la sécurité en évitant les surchauffes voire les départs impromptus d’incendie. Egalement l’absence de dégradation des capacités de la batterie au fur et à mesure des cycles de charge et de décharge. Enfin, le remplacement de matières comme le cobalt, le nickel et le manganèse par le carbone allège le coût de la batterie.

Cette technologie Ryden de Power Japan Plus se présente pour le moment sous la forme d’accumulateurs au format 18650 utilisé notamment dans les ordinateurs portables et dans les packs de la Tesla S. La société ne compte en vendre sous son nom qu’à destination de domaines spécialisés comme les appareils médicaux et les satellites. Il faudra licencier la technologie et l’adapter pour la voir arriver, par la suite, sous le plancher des voitures hybrides et électriques.

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