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Nouvelle Ford Mustang : révolution sous le capot

Ford Mustang 2015

La sixième génération de Ford Mustang remplace les gros moulins habituels de ce genre de « muscle car » par un 4 cylindre EcoBoost très efficient. Mais il y aurait encore moyen faire beaucoup mieux avec une motorisation hybride par exemple.

Conservant des traits athlétiques mais affinés, la nouvelle Mustang dévoilée il y a quelques jours par Ford fait tout de même entrer cette lignée de « muscle car » dans une nouvelle ère : celle de la modernité. Et pas seulement parce que l’essieu arrière rigide symbole du siècle passé est enfin abandonné au profit de nouvelles suspensions indépendantes à bras intégrés. La véritable révolution symbolique du XXIe siècle a eu lieu sous le capot.

Le retour du quatre cylindres

En effet, dans sa version européenne, cette Ford Mustang de sixième génération sera bien proposée avec un V8, mais l’essentiel de ses ventes se fera avec un « vulgaire » 4 cylindres. Enfin, pas n’importe lequel puisqu’il s’agit d’un nouveau bloc EcoBoost 2.3 litres de 309 chevaux, qui associe injection directe d’essence, distribution à calage variable et turbocompresseur à double entrée (twin-scroll) pour entrer dans les standards européens en termes de consommation et d’émissions de CO2. Celui qu’on devrait prochainement retrouver sous le capot de la Focus ST a notamment fait l’objet d’un traitement particulier au niveau de l’échappement. Ainsi, un collecteur sépare les paires de cylindres internes et externes dans chaque conduit d’entrée du turbocompresseur afin d’isoler les impulsions de gaz du cylindre suivant dans l’ordre d’allumage et d’éliminer les pertes par mélange. Les orifices d’échappement séparés permettent quant à eux d’allonger la durée d’ouverture des soupapes et ainsi de réduire les pertes par pompage. Il en résulte à la fois une disponibilité du couple plus rapide et une baisse de la consommation spécifique de l’ordre de 1%.

Mais Ford pourrait aller plus loin dans le sacrilège –si tant est que proposer un moteur 309 chevaux sur une Mustang européenne en soit un– avec des motorisations plus exotiques.

Des motorisations diesel, hybride et même électrique sont évoquées.

Admettant auprès de nos confrères australiens de GoAuto qu’il faudrait de toute façon aller bientôt plus loin en termes d’efficience, Bob Bascetti, responsable des motorisations chez le constructeur américain évoque des possibilités comme le Diesel, l’hybride et l’électrique : « Nous ne lorgnons pas spécialement sur le Diesel actuellement mais étant donné que nous devons continuer dans la baisse de la consommation, nous étudions toutes les options. Et le Diesel en est une, au même titre que l’hybride et l’électrique ».

S’il est tout de même peu probable qu’une Mustang Diesel voit le jour, au même titre qu’une Mustang entièrement électrique, on peut imaginer voir arriver sous le capot un bloc hybride. Le but serait, comme pour d’autres modèles sportifs voire des supercars, d’arriver au niveau de puissance et d’accélération d’un V8 avec un simple 4 cylindres pas trop polluant, soutenu par un bloc électrique d’appoint. Et pour peu que les batteries soient rechargeables, le taux de CO2 et la consommation officiels tomberaient à un niveau ridiculement bas, comme pour la Porsche 918 Spyder, grâce à la bienveillance du cycle d’homologation européen pour ce type de motorsation. L’avenir de la Mustang passe sans doute par là.

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