Voiture et écologie

Les systèmes écologiques de la planète se dégradent de plus en plus, et l’automobile est en partie responsable de ce phénomène. Entre la construction des véhicules et le carburant qui provoque l’effet de serre, il est fondamental de refonder les bases de l’industrie pour continuer à profiter du confort que nous offre une telle mobilité. Le marché des véhicules propres est donc en pleine expansion.

Les transports : un facteur majeur de pollution

Le transport personnel facilite les déplacements et favorise le développement. Il ouvre la porte à l’éducation, l’emploi, la santé, etc. Ceci dit, il est responsable de 23 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre liées à l’énergie (74 % imputés aux transports routiers). Pourtant, seulement 13 % des habitants de la planète possèdent un véhicule. On compte alors 900 millions de véhicules et on estime que ce nombre sera triplé d’ici 2050. 

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Malheureusement, la progression en termes de réduction des émissions des véhicules sont trop faibles par rapport au développement du secteur de l’automobile. Si on ajoute à cela la diminution des réserves énergétiques, la volatilité des marchés de l’énergie, l’éveil de la conscience environnementale et une demande de plus en plus importante en ce qui concerne les voitures « propres », on en déduit que le secteur de l’automobile écologique décolle.

Les matériaux écologiques dans le secteur automobile

On constate qu’à l’instar du groupe PSA, de plus en plus de concepteurs automobiles font des efforts en ce qui concerne l’éco-conception. Peugeot Citroën annonce que 20 % des plastiques entrant dans la conception de ses futurs véhicules seront à base de matériaux verts. 

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Rappelons qu’une voiture est composée de :

  • 70 % de métaux généralement recyclés
  • 5 % de matériaux divers comme le verre
  • 5 % de fluides
  • 20 % de matières plastiques

Les composants d’un véhicule peuvent donc être pour la plupart recyclés. Mais l’éco-conception ne s’arrête pas là. En effet, il faut penser au fait que les pièces automobiles sont produites puis stockées dans des plateaux protecteurs, des emballages techniques, des barquettes de transport, etc. Ici, on voit donc une opportunité de réduire encore une fois l’impact écologique en ayant recours à des emballages en plastique 100 % recyclé comme celui d’Arapack. L’emballage pour l’automobile est donc une piste à suivre pour continuer dans la voie de l’éco-conception. 

Concevoir recyclable

Pour faire face à la diminution des ressources de la planète, l’optimisation des matériaux est un enjeu fondamental. La fin de vie des véhicules doit être préparée dès leur conception. Ainsi, on favorise les produits recyclables. Environ 85 % de la masse du véhicule peut être réemployée ou recyclée et 10 % se prêtent à une valorisation énergétique. Depuis 2008, le groupe PSA a lancé son plan d’action concernant tous les véhicules et les trois familles de matériaux verts. Le projet vise à intégrer des matériaux écologiques au fur et à mesure de l’évolution des modèles. Ainsi, les concepteurs travaillent en collaboration avec les fournisseurs, dans le but de bien sélectionner les matériaux. Finalement, le thème des biomatériaux est traité à travers divers partenariats avec des laboratoires, des chimistes et des équipementiers dans le but d’accélérer les applications automobiles de ces matériaux. 

Consommation des véhicules : les modèles hybrides, une technologie de transition ?

En termes d’écologie, le secteur automobile se penche également sur la consommation des véhicules. La volonté d’utiliser des énergies alternatives aux énergies fossiles et plus propres influence grandement la façon de concevoir et de construire les véhicules. L’électronique prend alors le dessus sur la mécanique. L’arrivée des voitures hybrides qui fonctionnent avec une combinaison de sources de carburant (électricité et essence) marque un tournant dans la transition énergétique. On se rapproche alors d’une réduction de l’incidence environnementale du transport à moteur.

Jusqu’à présent, les bémols concernant les voitures électriques restent l’autonomie, la performance et le prix. Toutefois, les progrès réalisés en chimie des batteries permet de progresser et de se diriger doucement vers des solutions plus optimales en matière de stockage d’énergies. Bien que tous les constructeurs se tournent vers les véhicules hybrides, c’est Toyota qui est le pionner dans ce domaine. En effet, le concepteur a lancé son premier modèle en 1997, la Toyota Prius.

Les carburants alternatifs

Le biocarburant permet de réduire les émissions de gaz à effet de serre et notre dépendance au pétrole. Des mélanges comme le E85 constitué d’éthanol à 85 % et de pétrole à 15 % aident l’industrie automobile à améliorer ses performances environnementales. L’éthanol présent dans ce type de carburant est issu de l’agriculture de maïs, des déchets municipaux et de la foresterie. 

Par ailleurs, l’hydrogène offre une perspective intéressante. Les piles à combustible à hydrogène, alimentant les vols spatiaux depuis des décennies, seraient en passe de devenir le prochain générateur d’électricité de base. Sans danger pour la planète, elles transforment l’hydrogène en électricité grâce à une réaction électrochimique.

Le véhicule du futur sera-t-il 100 % écologique ? Les concepteurs et les chimistes travaillent dans le but d’accomplir cet objectif. Tout se joue au moment de la conception, du stockage et du carburant. Les énergies renouvelables ainsi que le recyclage sont donc des facteurs essentiels pour l’industrie automobile.

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