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Design intérieur et technologie, la vision de PSA

Les interfaces tactiles peuvent-elles rendre les intérieurs de voiture plus jolis, tout en améliorant la sécurité de conduite ? En théorie, oui. Mais pour les experts de PSA, cela passe par une réflexion globale sur le poste de conduite.

A l’occasion d’une table ronde organisée par PSA, plusieurs experts des systèmes d’aide à la conduite et du design intérieur faisaient le point sur les futures interfaces homme-machine (IHM) envisagées par le groupe.

Cultiver la relation avec le conducteur

Les experts présents sont unanimes. Les nouvelles technologies présentes dans l’habitacle permettent d’instaurer une nouvelle relation entre le conducteur et sa voiture. Et même de retrouver un lien qui a tendance à s’effacer depuis quelques années avec les différentes assistances à la conduite et les restrictions sécuritaires.

Pour Thierry Le Hay, responsable des systèmes d’aide à la conduite, « des dispositifs comme Android Auto, Carplay ou Mirror Link sont des moyens d’apporter du service et du plaisir aux clients ». Selon lui, le numérique est aussi une opportunité pour insérer l’environnement intérieur du véhicule dans univers plus large. « Nous cherchons à uniformiser l’expérience digitale de nos clients. Du web, en passant par le point de vente, jusqu’au véhicule ». Il s’agit de concevoir des interfaces numériques cohérentes entre ces différentes situations.

Antoine Van Marcke de Lummen, responsable du style IHM, voit dans ces nouvelles technologies « un moyen de redonner de la liberté sur le design ». Le tactile a permis de supprimer des boutons physiques et de s’affranchir de la logique d’un bouton par fonction. « Une dalle tactile permet de rassembler, dans un seul espace, une multitude de commandes, ce qui libère des pans entiesr de la planche de bord. »

Les limites du tactile

Mais cette logique a ses limites. « Si nous concentrons trop de fonctions sur une interface tactile, l’arborescence du menu devient trop complexes et distraira le conducteur », avertit Thierry Le Hay. « Nous ne croyons donc pas à l’approche du groupe Volkswagen qui cherche à tout rassembler dans un seul écran ». De manière contre-intuitive, il affirme que plusieurs écrans peuvent donc apporter plus de sécurité.

Antoine Van Marcke de Lummen est plus catégorique, « un écran tactile est l’organe le plus distrayant qu’il soit pour la conduite et nous devons absolument veiller à limiter sa charge mentale chez le conducteur par une approche multimodale ». Il évoque ainsi de futurs interfaces où les commandes vocales et gestuelles pourront venir corriger les lacunes de l’écran. Des paroles ou des gestes pourront ainsi lancer des commandes ou les valider, de manière intuitive et coordonnée avec ce qui se passe sur l’écran .

Une utilisation ponctuelle des tablettes et smartphones

On présente souvent  tablettes et smartphones comme une interface idéale car ce sont des outils que l’utilisateur maîtrise déjà très bien et utilise au quotidien. L’idée ne manque pas d’atouts (prix, technologie avancée) mais elle se heurte à un problème essentiel. Les produits de l’électronique grand public ne répondent pas aux contraintes propres à l’automobile. « Ils ne sont pas pensés pour résister à une température de 80 degrés qui peut s’observer en plein été dans une voiture garée au soleil, et ils ne fonctionneront certainement plus dans 10 ans, alors que la voiture aura encore plusieurs années devant elle », explique Thierry Le Hay. Ces appareils électroniques ne peuvent donc être utilisés que de manière temporaire.

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