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Sommes-nous prêts à faire confiance aux véhicules autonomes ?

Conduite voiture autonome

Chaque matin, à 7h30 tapantes, votre voiture se gare toute seule devant chez vous. Une fois que vous êtes confortablement installés dans votre véhicule, ce dernier vous conduit au travail alors que vous consultez tranquillement votre tablette, sans même toucher le volant. Vous pensez encore que c’est de la science-fiction ? Plus pour très longtemps ! Tous les constructeurs français comme étrangers sont sur le pied de guerre et se prépare activement à la révolution de la voiture autonome, à l’instar des géants des nouvelles technologies comme Google ou Hubert qui se sont déjà sérieusement investis dans ces recherches. Si la plupart des constructeurs prévoit l’arrivée de ces véhicules en 2030, la Google car, devenu depuis 2016 Waymo est déjà quasiment opérationnelle.

En France c’est voiture sans chauffeur peuvent circuler dans un cadre expérimental depuis 2015 et plusieurs tests ont déjà eu lieu.

La technologie est-elle prête ?

Oui, la technologie fonctionne pour des déplacements simples, lorsque la circulation est fluide, comme sur l’autoroute par exemple. C’est d’ailleurs dans ce cadre qu’ont été testé certain modèle avec succès. L’automatisation des véhicules, qui a déjà commencé (certains se gardent déjà tout seul, régule leur vitesse, accélère ou décélère automatiquement), va s’opérer progressivement et non du jour au lendemain.

Mais ces voitures ont néanmoins encore du mal à réagir face à des événements imprévus. Une Google car c’est ainsi retrouvé paralyser à une intersection à 4 stops, incapable d’avancer car elle attendait que les autres véhicules s’arrêtent tout à fait pour s’engager. Ces imperfections sont depuis en train d’être corrigé mais cela soulève effectivement des questions quant au respect strict du code de la route pour lequel les voitures autonomes sont programmées. Un des plus grands défis de ce domaine à relever et l’anticipation des comportements humains non rationnels, comme ceux des piétons qui traversent inopinément une route où l’attitude d’humains dont la conduite est absurde. L’intelligence artificielle a encore du mal à modéliser ses attitudes.

La voiture autonome est-elle plus sûre ?

Oui, les accidents ont pour origine quasi exclusive des erreurs humaines. Si les erreurs provenant des machines peuvent néanmoins exister, elles seront progressivement maîtrisées et resteront très rares, comme c’est le cas aujourd’hui dans l’aviation, par exemple. À elle seule, les consommations d’alcool et de stupéfiants sont par exemple responsables respectivement de 30 et 21 % des accidents mortels sur la route. Sera donc inévitablement un gain de sécurité. On estime que le nombre de morts sur les routes pourrait baisser jusqu’à 90 % grâce à la voiture autonome.

Mais la voiture sans chauffeur n’est pour autant pas infaillible. Un premier accident mortel a eu lieu en mai 2016 aux États-Unis. Le mode autopilote du Model S de tesla n’a pas réussi à distinguer un semi-remorque blanc qui se confondait avec un ciel nuageux, causant une collision fatale. L’enquête a cependant conclu que le système avait fonctionné correctement. Les lacunes du véhicule dans ce type de situation avaient bien été indiquées au conducteur dans le manuel d’utilisation. Celui-ci aurait donc dû être plus vigilant ! Un verdict plutôt étonnant, qui pose la question de la sécurité des passagers, des piétons, etc. et laisse augurer un véritable casse-tête pour les assureurs qui devront déterminer la responsabilité de chacun. Sans compter qu’en cas d’accident la voiture devra décider elle-même qui sauvait en priorité : le plus grand nombre de personnes, les piétons, où le conducteur et ses passagers ? Un dilemme étique loin d’être résolu.

Y aura-t-il moins de bouchons sur les routes ?

Oui, les voitures autonomes communiqueront entre elles pour partager leurs itinéraires, leurs mouvements et se renseigneront mutuellement sur les conditions de trafic en temps réel. La circulation devrait donc être optimisée et fluidifier. Le département britannique des transports a calculé que les retards aux heures de pointe sur les autoroutes et les routes principales pourraient ainsi diminuer de 40 %.

Mais pour autant, il faut considérer que le parc automobile ne sera pas 100 % autonomes tout de suite. Il est donc possible de vivre une période assez chaotique avant d’en arriver là, si toutefois nous y arrivons un jour. Les autres conducteurs pourraient être surpris par les comportements des voitures autonomes et causer davantage d’accident. Comme vu un peu plus haut, les voitures autonomes pourraient également avoir du mal à interpréter des attitudes humaines inappropriées. Qui dit accident, dit aussi plus de ralentissements. Il n’est donc pas certain que les voitures autonomes puissent fluidifier tout de suite la circulation.

Les voitures autonomes seront-elles moins polluantes ?

Oui, si l’on entre les constructeurs. La réduction éventuelle des bouchons sur la route permettrait, de fait, de réduire la pollution en effet, une voiture consomme plus lorsqu’elle enchaîne les démarrages et les freinages, donc émet plus de particules fines et de dioxyde de carbone. Sans compter que le temps passé par la voiture sur la route est plus important lorsque la circulation n’est pas fluide.

Mais, comme on vient de le voir, la flotte automobile ne sera pas 100 % autonomes et ne devraient pas diminuer tout de suite la quantité de bouchons sur les routes. La réduction de la pollution que ces bouchons impliquent ne sera donc pas immédiate. Il est néanmoins très incertain de parler d’impact environnemental aujourd’hui car nous sommes seulement au début d’une nouvelle ère concernant ces voitures autonomes.

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